Qui peut croire qu'un simple élu peut démolir le carcan républicain dans lequel il entre pleinement ?
Discours de Nicolas Sarkozy le 6 Mai
Vidéo envoyée par sarkozyfr
L'Agence d'Information Royaliste veut réaliser l'analyse de la politique en France sans politiquement correct.
"Il y a plus d'un trait commun entre les Français qui ont voté massivement
dimanche dernier et les Romains du Ier siècle avant Jésus-Chrsit, qui virent la décadence de la République. Les uns et les autres éprouvent
la crise des valeurs traditionnelles, religieuses, familiales et civiques. ils
craignent l'avenir quand déjà le présent les confronte au déclin économique, à
l'insécurité, et à une immigration galopante. Ils se défient des factions, du
clientélisme, de la corruption, du pouvoir de l'argent. Ils cherchent des personnalités neuves capables de s'affranchir de leur propre
parti.
Ils ont la nostalgie d'une République redevenue une cité commune par-delà les communautarismes. Et bien que viscérablement attachés à
leur liberté, ils rêvent de placer à la tête de l'Etat un chef tel que celui
qu'a décrit Cicéron dans son De republica : "il se propose comme fin la félicité
des citoyens ; il veut que leur vie s'appuie sur des ressoucres sûres ; qu'elle
soit abondamment pourvue en biens matériels, se développe glorieusement, soit
embellie par la vertu. Cette tâche, la plus grande des tâches humaines, je veux
qu'il la remplisse entièrement. Où est donc celui que célèbrent vos
auteurs, l'homme dirigeant les affaires de la patrie, qui, au lieu de se plier à la volonté du peuple, a souci de son intérêt véritable ?"
C'est à cette question que la favori du second tour devra répondre. Et gare à la
République si les actes ne suivaient pas les mots !"
"La campagne électorale peut susciter chez des royalistes une autre attitude
positive... Les trois stratégies électorales de Sarkozy, Royal et Bayrou sont, à
cet égard, porteuses de leçons."
Le premier a donné l'impression de quelqu'un capable de diriger l'Etat ; la
deuxième a repris à son compte les aspirations à de nouveaux engagements
"citoyens" ; et le troisième s'est posé en rassembleur dépassant les clivages.
Cela met bien en valeur une triple attente qui se rapproche de nos vues :
- un besoin d'autorité pour mener le destin collectif de la France
- l'attente d'une citoyenneté active donc d'une réelle représentation et d'une véritable décentralisation
- le désir de nouvelles moeurs politiques plus rassembleuses que diviseuses
Conclusion teintée d'optimisme réaliste :
"Le contexte est propice à l'annonce d'une politique qui soit un traité
d'espérance. Laissons aux fanatiques du suffrage universel ce qui leur
appartient : l'excitation aujourd'hui, l'abbattement des vaincus demain ou les
déceptions déprimantes des vainqueurs après-demain... Et utilisons ce temps pour communiquer la bonne nouvelle de notre projet national et royal."
On va jouer l'avenir de la France à la roulette russe. Ca donne à réfléchir sur la pertinence même de ce mode de dévolution du pouvoir... Je me demande s'il ne vaudrait pas mieux, sinon supprimer, du moins modifier radicalement un scrutin.. qui s'apparente à un défouloir.
